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27 juin 2012 3 27 /06 /juin /2012 21:42

2012-05-02-Mass-Effect-Revelation.jpg

 

Salut à toi, camarade lecteur. Aujourd'hui, pas de "nouveaux chemins de la conne essence" (jeu de mot au sujet duquel je me demande chaque fois si quelqu'un d'autre que moi le comprend...) car la dernière critique est trop récente pour avoir laissé le temps à vos collègues de tomber sur ce site par d'improbables recherches googlesques... Mais! Rassurez-vous car de toute façon, aujourd'hui nous aurons droit à une nouveauté, un avant-propos, que j'imagine déjà conséquent... Vous verrez...

 

Infos: Révélation est le premier tome des romans issus de la franchise Mass Effect, jeu de rôle vidéoludique se jouant tout seul dans son coin (par opposition aux jeux comme World Of Warcraft). Ce premier tome est écrit par Drew Karpyshyn (que nous appelerons Drew, plus par commodité que par profonde amitié entre lui et moi) en 2007 et se clôt, dans la présente édition française, à la 379ème page. Pour la petite histoire, Drew a dirigé la scénarisation des jeux vidéos Mass Effect, ainsi que celle de Star Wars: Knights of the Old Republic, franchise sur laquelle il a également exercé sa plume (laser) en écrivant plusieurs romans ayant tous figurés dans la liste des meilleurs ventes du New York Times... Y a pas à dire, Drew je suis fier qu'on soit amis (par commodité).

 

Avant-propos: Nous y voilà. Oui un avant-propos car, soyons clairs, bien que ce roman soit parfaitement accessible à tout être lisant (une haute caste parmi les êtres vivants), il s'adresse en priorité à ceux qui connaissent les jeux vidéos Mass Effect. En effet, j'ai découvert cette trilogie à la sortie du dernier opus (il y a donc 3 mois environ) et ai rapidement engouffré cette merveille... en 100 à 200 heures (je ne peux pas vérifier). Et il me paraît donc important, avant de parler de ce roman, d'aborder l'univers extrèmement riche dans lequel il se déroule, et que j'ai parcouru durant des dizaines d'heures... Comme ça si l'un d'entre vous, chers visiteurs, lit cette critique sans avoir joué au jeu, il prendra peut-être la décision ma foi fort avisée de s'y mettre... après avoir lu ce livre qui se déroule 20 ans avant le premier jeu...

 

Donc Mass Effect... Tout se déroule dans notre futur: en 2156, l'espèce humaine découvre un étrange artefact extraterrestre qui s'avérera être un relais cosmodésique. Après quelques mois d'étude, les Humains apprendront à s'en servir: de très nombreux relais identiques sont placés dans tout l'univers et reliés entre eux par une force mystérieuse. Ainsi, le relais peut-être manipulé pour virtuellement se téléporter (ou plutôt atteindre une vitesse incommensurable)  vers un autre relais situé à des années-lumières du premier. Pratique ! Personnellement, le jour où on ne découvre ne serait-ce qu'un relais urbano-désique permettant de téléporter les métros, je propose une fête nationale mondiale (une fête mondiale quoi...). Bref. Mais un jour, une flotille d'exploration envoyée à un relais quelconque se retrouve attaquée par une véritable flotte extraterrestre. S'ensuivra ce que l'on nommera "la guerre du premier contact", qui ne dura que quelques mois. En effet, les opposants à l'alliance humaine (sombrement appelée l'Alliance, et désignant l'Humanité dans sa globalité) appartenaient à une race appelée les Turiens. Et les Turiens sont une race concillaire, c'est à dire qu'elle obéit aux lois et aux injonctions du "conseil de la Citadelle", centre hiérarchique de toutes les espèces voyageant par les relais cosmodésiques. En effet, comme l'apprendra l'Humanité, de nombreuses races ont découvert ces relais et s'en servent depuis plus ou moins longtemps. Et totues ces races sont relativement en paix, administrées par un Conseil siégeant dans le seul autre artefact prothéen (race disparue il y a 50.000 ans et dont les relais sont l'oeuvre), la Citadelle, sorte d'énorme vaisseau géostationnaire pouvant accueillir une population... supérieure à celle de la France (pour vous donner une idée)

Et toutes ces races, ainsi que leurs histoires respectives et entre-mêlées, sont ce qui fait la richesse de cet univers. je m'en vais donc vous en décrire les plus importantes (en laissant de côté les Humains que, suite à un récent sondage quant aux visiteurs de ce blog, vous êtes nombreux à déjà connaître)Asari

Les Asari: première race à avoir découvert les relais cosmodésiques et la citadelle, environ 2500 ans avant les Humains. Les Asari sont humanoîdes, bleues, et toutes d'apparence féminine (leur reproduction se fait par "fusion spirituelle", entre asari ou avec n'importe quelle autre race, et elles peuvent être considérées comme père ou mère, selon le partenaire). C'est une race profondément pacifiste, et ce sont d'ailleurs elles qui ont fondé le Conseil de la Citadelle, soit un représendant des Asari, des Turiens et des Galariens, formant le triumvirat décisionnel de tout l'univers. On pourrait en dire énormément sur leur longévité (de 1000 ans) alternant trois modes de vie bien définis, sur leur prédisposition aux pouvoirs biotiques (que l'on pourrait rapprocher de la Force dans Star Wars) ou sur leurs castes de combattantes (justicars ou commandos), mais ça serait bien long... Galariens

Les Galariens: seconde espèce à avoir découvert les relais et la Citadelle, et membre du fameux conseil de la Citadelle. Leur espérance de vie est bien moins longue que celle des asaris, puisqu'ils ne vivent qu'une quarantaine d'années. Cela explique peut-être leur verbiage très rapide. Toujours est-il que les Galariens sont sympas. Déjà ils ont une tête sympa, c'est pas tous les jours qu'on croise des extraterrestres dont on a enlevé la tête pour y mettre un gros tétard. Et puis ensuite ils sont passionnés par ce qu'ils font, en général de la recherche scientifique ou de l'espionnage, et en parlent avec euphorisme et éloquence. Et j'aime ce contraste de longévité avec les asaris personnellement, ça me laisse pensif. On ne voit que le membre du Conseil dans ce roman, mais ils restent une race très importante pour l'univers dans son ensemble.Turiens

Les Turiens:  3ème race du Conseil blablabla. Ils ne sont pas la 3ème race à s'être installée sur la Citadelle, mais ils ont été admis comme membres du conseil 200 ans après avoir découvert l'endroit, comme marque de confiance suite à leur résolution d'une crise impliquant les Krogans, dont nous reparlerons ensuite. Les Turiens ne sont pas fondamentalement mauvais. Il ne faut pas leur marcher sur les pieds. Et ils ont la plus grosse flotte spatiale de tout l'espace concilien... Donc il ne faut VRAIMENT pas leur marcher sur les pieds. Physiquement ils sont humanoîdes, un peu un genre de Galarien sur lequel, à la place de l'habituel tétard géant, on aurait fichu une tête mi-faucon mi-gargouille... Un peu impressionnant mais au final c'est pratique, on comprend assez vite qu'il ne vaut mieux pas leur marcher sur les pieds...Krogan

Les Krogans: Voilà une race passionnante. En gros ce sont de gros rhinocéros bipèdes obsédés par la guerre et les combats. Ils furent découverts par les Galariens quelques centaines d'années après que ces derniers aient rejoint la citadelle. A cette époque, une terrible race insectoïde, les Rachnis, avait suivi un vaisseau d'exploration et ravageait de nombreuses planètes. Donc, les tétards trouvent les rhinocéros sur leur planète ravagée par un hiver nucléaire et décident de leur donner quelques rudiments culturels et scientifiques pour les ramener avec eux à travers l'espace, histoire que les rhinocéros écrabouillent les araignées de l'espace pour les tétards espions (c'est d'une clarté limpide non? On dirait un conte des origines...) Et ça marche ! Parfait ! Sauf que les Krogans sont bien content d'avoir quitté leur planète d'origine... qu'ils ont toujours envie de faire la guerre... et que leur vitesse de reproduction est assez folle. Ils se mettent donc à conquérir les planètes alentours, tout en se multipliant à toute vitesse... 100 ans après le début de la "Rébellion Krogane", les Galariens mettent au point un virus génétique, le "génophage" que les Turiens se feront un plaisir de disseminer dans toute la population Krogane, s'octroyant à cette occasion une place au Conseil de la Citadelle. Ce virus limite les naissances Kroganes à 1 pour 1000, ce qui fait que pendant le jeu vidéo Mass Effect (et probablement déjà durant ce roman se déroulant 20 ans auparavant) les Krogans sont en voie d'extinction... Ils sont tolérés comme espèce concilienne car leur force est sans commune mesure, mais ils n'en détestent pas moins toutes les autres races, et principalement les Turiens pour avoir répandu le Génophage. Et sinon, évidemment, ceux qu'on croise sont toujours soldats ou mercenaires (il y a un mercenaire Krogan très important dans ce roman)Butarien

Les Butariens: On ne voit pas beaucoup cette race dans les jeux vidéos (comprenez: le héros ne se fait pas d'allié Butarien), mais ils sont très présents dans ce livre. C'est une race ayant pour origine une planète située à la limite de l'espace contrôlé par le Conseil de la Citadelle. Ils vivent donc leur vie tranquille, colonisant progressivement les planètes alentours qui n'intéressent personne, jusqu'à ce que les Humains arrivent et leur prennent la place (car nous sommes beaucoup plus nombreux). Les Butariens exigent du Conseil que la zone autour de leur planète leur soit réservée, requête rejetée, ce qui entraînera la fermeture de l'ambassade butarienne sur la Citadelle. Ils sont donc un peu reclus, pas vraiment en guerre contre les forces au pouvoir, mais empreints de ressentiment contre le Conseil et encore plus contre les Humains, contre qui ils se battent diplomatiquement et parfois plus militairement, en permettant certains raids de mercenaires sur les colonies humaines. Physiquement heu...on dirait des gars qui ont la nausée et qui doivent se ruiner chez l'opticien s'ils ont besoin de lunettes...

 

Voilà, on a fait le tour des races importantes pour cet univers ou pour ce livre. Donc pour ceux qui n'auraient pas suivi: toutes ces races ont, un jour ou l'autre, découvert le voyage supraluminique grâce à des engins laissés par la race des Prothéens, et vivent sous le contrôle d'un Conseil qui se tient sur un autre artefact Prothéen: la Citadelle, Conseil qui réunit une Asari, un Galarien et un Turien. Avec des ambassades de toutes les autres races tout autour. Il est à noter que les Humains sont les derniers arrivés au moment où ce roman prend place, ce qui explique que les autres espèces se méfient généralement d'eux. Et sinon, mazet, ce que j'aime cet univers...

 

Résumé: Bien bien bien, revenons en territoire connu. Kahlee Sanders est une scientifique de l'Alliance (donc une humaine, suivez un peu!). Elle travaille sur un sujet formellement interdit par le Conseil de la Citadelle (et pourtant sur ordre de l'Alliance, comme quoi les autres espèces ont un peu raison de se méfier des Humains), à savoir les Intelligences Artificielles (sujet interdit car par le passé, une race que je n'ai pas mentionné, les Qariens, ont créé une IA dont ils ont perdu le controle et qui les a chassé de leur planète par la force... Oui oui, cet univers est riche comme Crésus). Seulement quelques jours avant le début du roman, Kahlee s'aperçoit qu'en plus d'avoir l'air de plus en plus bizarre, son supérieur oriente discrètement leurs recherches, passant outre les précautions que l'Alliance leur avaient imposées, y incluant une découverte extraterrestre jamais révélée aux dirigeants de l'Alliance, bref, le projet lui parait vraiment dangereux. Donc elle s'enfuit du laboratoire et de la planète pour dénoncer son supérieur. Seul bémol, quelques heures plus tard, la base est rasée et tous les occupants sont tués dans l'explosion... Elle risque donc fort d'être soupçonnée. Parallèlement, le contre-amiral Anderson, de l'Alliance, reçoit un appel de détresse provenant de la station quelques heures avant son explosion. A son arrivée il trouvera quelques mercenaires Butariens, les cadavres de tous les scientifiques, et une minuterie amenant à la désintégration totale de la base... Comme vous vous en doutez, le roman narrera donc l'enquête pour savoir qui a fait sauter la base et pourquoi, et tournera autour du binôme Kahlee / Anderson.

 

Personnages:

Commençons avec David Anderson, contre-amiral de l'Alliance et l'un des deux héros du récit. Je le cite avant la jeune Kahlee, non par manque de galanterie mais pour signaler une chose importante: c'est LE Anderson du jeu vidéo Mass Effect, et ça fait plaisir. Dans le jeu, il est le supérieur direct et l'ami du personnage incarné par le joueur. On découvre ici son passé, et notamment l'histoire dont il nous parlera souvent dans le jeu, mettant en scène lui et Saren. Donc, Anderson... Il est bien. Vous en voulez encore? Il est le héros dans sa plus simple définition: courage sans faille, volonté de sauver les innocents, assez intelligent pour ne pas se faire berner par les mensonges qui lui sont servis... Et en même temps, l'histoire prend place pendant sa procédure de divorce, et on peut donc aussi voir un aspect plus "humain" du fier soldat dont il prend le rôle auprès des autres. Et ses doutes, rares et vite oubliés, sont bien retranscrits, tout comme l'évolution de la faàon dont il considère sa compagne d'infortune durant cette aventure.

Cette compagne d'infortune alias Kahlee Sanders. Elle, on la croise dans Mass Effect 3, où elle nous dit un truc comme "Et passez mes amitiés à Anderson, ça fait longtemps..." Rhoo c'est mignon. Et sinon... Elle est plutôt agréable à suivre aussi, pas de vrai défaut ennuyeux pendant la lecture. Elle est relativement courageuse (elle craquera un moment mais Anderson la ramènera à elle), elle a un fort caractère, cachera des informations à tout le monde pendant très longtemps, se révelera bien utile dans l'action...Oh allez, disons qu'elle aurait pu avoir un carcatère encore un peu plus trempé, mais vraiment, c'est pour être pointilleux.

Hum hum... Maintenant, Saren ! LE méchant de Mass Effect 1 héhé... Qui ici n'est pas LE méchant... C'est UN méchant, qui bosse avec les gentils, surprenant non? En fait c'est un Spectre, la milice archi secrète prenant ses ordres directement du Conseil de la Citadelle (c'est à dire des trois politiciens dont je parlais plus tôt) et qui officiellement a le droit de faire ce qui lui chante pour accomplir sa mission à bien... Et ce qui chante à Saren, en gros, c'est torturer et tuer les autres, tant que ça peut l'amener plus près de son but... qui ici est le même que celui d'Anderson, à savoir trouver les responsables du massacre du laboratoire... Donc il oeuvre dans le même sens que nos héros mais seul (les Spectres travailles toujours seuls) et en usant de moyens bien différents... En plus il hait viscéralement tous les Humains (officiellement car son frère est mort pendant la Guerre du 1er Contact). Mais bref, il est vraiment vraiment bien retranscrit, fidèle à son personnage du jeu vidéo, violent, cruel, mais dévoué à sa cause.... Pouce en l'air pour Saren !

Dernier que nous décrirons ici, Skarr, mercenaire Krogan engagé par le commanditaire pour faire taire Kahlee. Souvenez-vous, les Krogans ce sont les rhinocéros sanguinaires dont je vous parlais plus tôt... Plus de 2 mètres, plus de 200 kilos, une peau façon granit breton... Eh bien lui, c'est carrément une "foudre de guerre", l'élite de ces guerriers, l'un des très rares Krogans à disposer de pouvoirs biotiques: en gros, vous lui avez laché 3 obus et 25 chargeurs de mitrailleuse dans la tête pour fendiller son armure et lui faire lâcher ses 14 armes à feu, il tend le bras vers vous, et vous volez en arrière et apportez une touche de déco personnelle au mur situé derrière vous... Bref, l'un des meilleurs mercenaires de cet univers (engagé par l'un des hommes les plus riches). Et donc... il est sympa aussi, on sent bien son expérience et son expertise du mercenariat: ses plans n'ont pas de faille et, si les héros n'étaient pas des héros, ce mercenaire aurait réussi bien vite sa mission.

Voilà, à ceux-ci s'ajoutent notamment le commanditaire ou l'ambassadrice Humaine à la Citadelle, bien aussi mais moins présents... Toujours est-il... 3.5/5 pour les personnages, car ils sont tous très bien mais sans plus (pas de réel super personnage) et Anderson aurait mérité un sidekick (un jeune militaire qui l'aide à résoudre tout ça). Oui je suis sévère....

 

Histoire:

Ca va aller vite.... La ligne directrice n'est pas énorme: on cherche le commanditaire de l'assaut du labo, on essaye d'échapper à un chasseur de primes, on protège la petite scientifique contre ceux qui veulent sa peau... C'est cohérent et pas parfaitement chiant, on a hâte de connaître la suite, mais ça manque de surprises scénaristiques.

Par contre, là où on est servis, c'est sur les situations qui nous sont offertes: Anderson qui s'introduit dans le labo au début avec 3 autres militaires, irruption d'une foudre de guerre krogane là ou s'est réfugiée Kahlee, course-poursuite en blindé dans le désert, intrusion furtive dans le repère du commenditaire, le tout avec quelques savoureuses scènes de diplomatie entre l'ambassadrice humaine et le Conseil de la Citadelle...

Sachant que cet univers est aussi l'oeuvre de Drew, je pense que sa richesse, ajoutée à ce que je viens de dire sur le roman en lui-même, valent à Révélation la note de 4/5 pour l'aspect scénaristique.

 

Style:

Eh bien pour le coup je n'ai pas été déçu. Je ne lis presque jamais d'adaptation (de séries, jeux vidéos, films...), car je pense que pour vraiment rendre une belle oeuvre, travailler son style au mieux, il faut quelque part que l'univers naisse en nous. Et si on engage un écrivain pour adapter d'un média quelconque vers le livre, cette personne va raconter une histoire qui peut être excellente, mais j'ai toujours peur qu'il ne conçoive pas ce qui est important dans un uivers (ça c'est pour l'histoire) ou qu'il ne cherche pas à s'approcher d'une certaine perfection dans chaque mot, pour "rendre hommage" à l'oeuvre originale, en l'occurence "écrire un roman aussi bien qu'un des trois épisodes de Mass Effect". Et là, pas de problème puisque Drew est écrivain mais aussi scénariste de l'univers d'origine... Donc pour l'histoire il est resté cohérent à l'univers, et pour le style, il a vraiment montré qu'il était écrivain... et à l'origine du jeu: j'en veux pour preuve chaque magnifique description de chaque nouvelle espèce rencontrée, chacune d'elle m'a subjugué par la justesse des mots ou l'ordre d'apparition de chaque détail... La "beauté éthérée" des Asaris ou la bestialité des Krogans... Je les avais en tête, je les voyais, mais je ne pensais pas pareil d'en faire des descriptions si fidèles et si belles d'un point de vue littéraire. A coté de ça, l'écriture est fluide, les dialogues justes... Mini-bémol à certaines phases de dialogue rapide qui auraient pu contenir des phrases plus brèves mais c'est pour pinailler car... ça reste moins bien que Neil Gaiman il me semble... 4.5/5 quand même.

 

D'un point de vue personnel:

Je me répète mais j'ai été agréablement surpris. J'ai tenté le coup avec un peu de réticence pour le coté adaptation, et je me suis laissé emporter par le plaisir de retrouver cet univers que j'adore et de découvrir le passé d'Anderson que l'on rencontre souvent dans le jeu. Ce livre est un ajout dont la franchise Mass Effect peut s'enorgueillir et dans ma bouche ce n'est pas un petit complément puisque la saga Mass Effect est sans doute celle que j'ai préféré dans ma vie de joueur. Je me dois quand même un bémol encore une fois: bien que l'âme de Mass Effect (sa richesse et la beauté de ses races principalement) soient respectées comme il faut, il manque un coté épique... un coté "Anderson sauve le monde". Là il est plutot chargé de sauver une jeune scientifique et d'enquêter sur un attentat... ca reste une noble cause et on apprécie de suivre son déroulement, mais tout de même, Mass Effect tourne tellement autour de quelque chose de plus grand... Espérons que cette dimension épique viendra avec les prochains volumes et, si le reste est toujours aussi agréable à lire, j'accorderai un point de plus. Pour l'instant, 4/5

 

Et voilà, faisons les comptes, nous avons 16/20. Vraiment mon barême est trop bien, je ne juge jamais en fonction de la note finale et pourtant cette dernière me convient toujours. Ici, nous avons une note moyenne dans le sens où, selon votre appréciation du jeu vidéo d'origine allant de "je ne connais pas" à "je suis archi fan", la note doit s'étaler de 14 à 18. Donc voilà à vous de voir où vous vous situez... moi c'était plutôt 17, mais ça aurait été porté par mon adoration pour cet univers.

 

Les +: l'univers, en plus d'être bien, est bien retrasnscrit, et nous offre des descriptions exceptionelles de ces races que j'aime tant; le passé commun d'Anderson et Saren enfin révélé; une excellente écriture, que ce soit dans les scènes de combat ou de diplomatie; Saren, un salopard qui cherche la même chose que les héros

 

Les -: l'histoire aux proportions moins épiques qu'on aurait pu s'y attendre; manque d'un coéquipier fidèle aux cotés de Anderson; Kahlee est parfois un peu trop discrète

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