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16 février 2011 3 16 /02 /février /2011 18:54

POlgara1.jpg

 

Suite et fin des préquelles autobiographiques se déroulant avant les cycles de la Belgariade et de la Mallorée avec cette dilogie retraçant les quelques 5000 premières années de la femme ayant inspiré la coupe de cheveux de Malicia.

 

Infos: Deux romans de 563 et 540 pages, écrits avec une police raisonnable, et parus en 1997. Les auteurs en sont toujours David et sa femme Leigh Eddings, qu'il appelait souvent "Leigh toi, il est déjà 14h" Quel déconneur ce David! Pour des infos sur les cycles sus-cités, vous reporter à la critique de "Belgarath le sorcier", ce à quoi j'ajouterais l'existence d'un bouquin de type encyclopédique qui a l'air génial (genre il regroupe par exemple les codexs mrin et darin en entier pour les connaisseurs, "Le codex de Riva", parfaitement introuvable en librairie et à plus de 100€ sur eBay quand je l'ai vu, mais il n'y est plus. Si vous l'avez/voyez quelque part et qu'on se connaît (ou pas) faîtes moi signe? Voilà j'aurai tout dit comme ça.

 

Résumé: Rien de bien surprenant: on suit Polgara à travers les royaumes du Ponant, de sa naissance jusqu'au début de la Belgariade. Ses relations avec sa soeur, le début de son apprentissage, ses aventures politiques en tant que duchesse d'Erat et ses années passées à protéger la lignée du futur Roi des Rois du Ponant, le Tueur de Dieu... ce bon vieux boulet de Garion quoi. Hé oui, c'est à elle que revient la responsabilité d'élever cette lignée mais aussi de cacher son existence, c'est pas pour rien que quand commence la Belgariade elle est la femeuse tante Pol de Garion... Elle l'a été pendant des millénaires.

 

Personnages:

On voit pas mal Polgara.... et c'est pas un mal. Déjà fort appréciable dans les cycles, c'est un personnage principal parfaitement agréable qui tient à elle seule cette dilogie. Elle est vraiment appréciable, même si elle a quelques défauts... à vrai dire surtout un, elle est très... sûre d'elle. Trop. Elle est la plus grande sorcière au monde et le sait. Les gens doivent faire comme elle dit, ou elle les remet dans le droit chemin de manière plutôt désagréable (sans les tuer, elle est non-violente... bref un penchant sadique associé à une conduite directive... manque plus que du cuir et un fouet et... enfin bref). Mais sinon elle se démerde bien. Elle a une grande responsabilité pour le monde, elle le sait, et s'en acquitte. Ha un autre défaut, surtout par rapport à son père, on dirait qu'elle ne s'amuse jamais. Nan sérieusement à part quand elle écrit "et nous restâmes dans ce village pendant 400 ans, nous nous amusions bien et le temps passa vite", elle ne s'amuse à peu près jamais "en direct"... Dommage. Mais suivre 1100 pages de la vie de la plus grande et plus renomée sorcière, qui est également la plus belle femme du monde (après la mort de sa soeur d'après elle) est un régal. Pas beaucoup de livres dans cette catégorie.

En ce qui concerne les autres personnages, on en a beaucoup. En effet Polgara ne voit ses camarades immortels cités dans la critique de la première préquelle que rarement, elle vit donc parmi les humains, et voit donc beaucoup de têtes (tomber) en 5000 ans. Donc ce sera difficile de tous les décrire, mais ce sont surtout des hommes, de pouvoir principalement, ou ceux de la famille dont elle s'occupe. Les hommes de pouvoir sont bien décrits et de caractère différents, les hommes de la lignée plus effacés. On relèvera néanmoins Asrana qui me revient à l'esprit, petite fûtée qui s'assure une place de pouvoir auprès d'un roi après avoir assisté Polgara pour monter un coup d'état. Très marrante, une sorte de Beldin féminine, obsédée par le pouvoir et voulant en général l'acquérir en tranchant des têtes... beau contraste avec Pol, avec qui elle s'entend pourtant très bien (seule personne à avoir eu le droit de l'appeler Polly, dixit Polgara).

Ha oui, et la mère de Polgara, morte à sa naissance (ou pas.....) est omniprésente, lui parlant par télépathie, lui donnant des conseils voire des ordres... A noter que cette Poledra est une louve transformée en femme, qui a donc gardé pas mal de son ancienne nature... donc son mode de réflexion gagne en saveur.

Donc pour résumer, on voit moins certains personnages qu'on avait beaucoup aimé, mais ils apparaissent quand même régulièrement, et la plupart des "remplaçants" sont bons, bien que passant bien vite. Un bémol quand même sur la lignée qu'elle protège, personnages sans réel relief et, en plus, plutôt identiques d'un siècle sur l'autre. Donc 4/5 pour ce domaine (il y'aurait eu moins sans la voix de Poledra, mais c'est un ajout particulièrement intéressant... surtout que, si je me souviens bien, il n'est pas mentionné, ou à la toute fin, cette communication dans les cycles (que j'ai lu il y a longtemps mais bon) donc un nouveau personnage particulièrement important, et présent à notre insu depuis si longtemps.... un joli tour David!

 

Histoire:

Et là, c'est le drame! Si je vous avais dit que dans "Belgarath le sorcier" l'action laissait une belle part à la politique et aux discussions théologiques, ici l'action est juste absente, ou peu s'en faut. En gros le premier livre est occupé à 70% par la politique, comment Polgara devient duchesse d'Erat et essaye d'insuffler un peu d'humanité dans le comportement des arendais, de résoudre les guerres civiles etc... C'est plutôt bien raconté donc ça passe, d'autant plus que savoir à quel point l'Histoire de l'un des peuples des royaumes du Ponant est lié à Polgara est au début fort intéressant, mais à la base c'est quand même loin de Belgarath qui parcourt le monde pour venger son dieu en attaquant un autre dieu, se frite contre ses disciples, ou qui s'occupe des "guerres mondiales" entre les malloréens et les algarois... et puis au bout de 500 pages, cela s'essouffle fortement. Heureusement, quand le brio de l'écriture commence à ne plus suffire pour pallier à ce sujet pas si intéressant qu'on ne l'aimerait, on entame le livre 2 et on passe sur... un sujet encore moins intéressant... On suivra dans ce livre à 85% la vie de famille de Polgara qui élevera les ancêtres de Garion, génération après génération. C'est encore moins captivant dans le fond, mais ça change c'est déjà ça.... Alors il y a quelques incartades qui relèvent le niveau, Polgara allant rendre visite au dieu Ul (le père de tous les autres) ou son premier amour (dont on parle dans le Belgariade ce me semble) mais définitivement pas assez pour attribuer dans ce domaine une note supérieure à... 1/5,surtout quand on n'aime que moyennement l'argument général de cet univers et ses 2 prophéties opposées qui se battent par champions interposés...

 

Style:

Toujours pareil, David Eddings est un grand de la fantasy. Il arrive ici à rendre cette histoire agréable à lire et ce n'est pas une mince affaire. Les différents peuples très stéréotypés qu'il a crée donnent des scènes de politique très drôles, où l'on se fait la guerre simplement parce que depuis toujours deux peuples se tapent dessus, sans qu'on ne sache plus trop pourquoi. Sans compter les peuples au langage particulièrement fleuri qui font rire Polgara en apparté, et nous par prolongement. D'ailleurs l'écriture par Polgara de sa biographie est aussi un atout, puisque contrairement à son père qui a tendance à souligner l'ironie des situations auxquelles il est confronté, sans se préoccuper outre-mesure des personnages qui parsèment sa vie, elle ne se dérange absolument pas pour juger franchement l'idiotie de ceux qu'elle rencontre, et avec justesse. Les scènes de "vie de famille" sont moins intéressantes par leur histoire et parce qu'elles permettent moins de distractions sur le style également, mais ça reste agréable à lire. Et pour finir, encore une fois, les dialogues sont très plaisants tout au long des deux tomes, dont ils occupent une grande partie.

Bref c'est du Eddings, donc pour plus d'information allez voir la critique de la première préquelle, et ce sera encore 5/5

 

D'un point de vue personnel:

Alors là, dur dur... J'ai voulu lire ce préquelle dès que j'ai fini le premier, l'ayant vraiment beaucoup aimé... J'ai arreté au bout d'une semaine, déçu de ce que j'avais sous les yeux. Je m'y suis repenché quelques 6 mois plus tard, et là, à nouveau, quelle joie de retrouver à la fois l'écriture d'Eddings et le monde excellent qu'il avait crée, le tout pour nous raconter les années inconnues d'un des personnages phares de la série. Mais, ici encore, problème, car en avançant dans ma lecture, je me suis demandé si il y avait vraiment une histoire à raconter. Alors oui c'est bien écrit, oui on est heureux de retourner sur ce monde, oui on apprend des choses sur le passé d'une héroïne excellente... mais comme ce passé manque d'action! Sincèrement chaque fois que je refermais l'un des livres à la fin d'un chapitre, j'étais content de ma lecture car, encore une fois, le style est vraiment excellent, mais en même temps la lecture des 1100 pages m'a paru bien longue (surtout par rapport à celle de "Belgarath le sorcier" que je n'avais pas vu passer...) et j'étais bien content d'en arriver au bout (tout en étant triste d'avoir lu mes dernières lignes du cycle de "La grand guerre des dieux", jusqu'à ce que le codex de Riva soit réédité du moins)

Donc une lecture agréable quand on la lit, mais décevante car très en deça de la première préquelle et dotée d'une histoire morne.... Alors subjectivement  une triste moyenne, 2.5/5

 

Et voilà, on se retrouve donc avec un 12.5/20, la sorcière fait bien moins bien que son père. C'est dommage car il y a vraiment de bons cotés, le style, l'héroïne vraiment cool, les inombrables personnages sympas qui passent en coup de vent (ou pas pour le cas de sa mère), mais le tout est gâché car il ne se passe vraiment vraiment rien, ou presque. Alors à lire si vous avez vraiment adoré les deux cycles et la préquelle de Belgarath (comme ils se doivent de l'être?), sinon contentez-vous de cette dernière, et surtout, contrairement à "Belgarath le sorcier", ne pensez même pas à lire cette préquelle si vous n'avez pas déjà lu tout le reste... Vous rangeriez David Eddings parmi les auteurs de fantasy passables, comme la vieille R.Hobb, alors que Ul m'a soufflé qu'il avait réservé à David la chaise a coté de John Ronald Reuel au panthéon des auteurs de Fantasy...

 

Les +: retrouver encore une fois ce monde; un style Eddingsien; une héroïne qui fait rêver; les peuples toujours aussi drôles par les stéréotypes ou la langue; en apprendre plus sur Polgara; on ne s'ennuie pas quand on le lit (il se passe des choses comprenez moi bien... mais des choses insignifiantes dans une vue globale)

 

Les -: l'histoire du premier tome; l'histoire du second tome; dommage que Beldin et Belgarath soient rarement présents; on est content de le terminer; tellement décevant

 

POlgara2.jpg

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Published by Balt - dans Fantasy
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